La bibliothèque technique et sucrière : une précieuse ressource pour le transfert de connaissances et l’amélioration des process

#ungroupeengagé

Jean-Marc Huet est une véritable encyclopédie du métier de sucrier. Tout au long de ses 42 ans de carrière, il a patiemment rassemblé – en les sauvant parfois de la destruction – un nombre phénoménal de documents relatifs à la technologie et à la chimie du sucre de betterave et de canne. Début 2018, désormais retraité, il est missionné par la Direction Industrielle. L’objectif : pérenniser et faciliter la transmission et le partage de ce riche patrimoine technique par la création d’une bibliothèque à la fois numérique et physique. Ce travail est réalisé en collaboration avec Stéphane Petit, Responsable Process Sucrerie pour le Groupe.

 « Cette bibliothèque est un véritable état de l’art des connaissances et fondamentaux de notre métier dans les domaines de la culture de la betterave et de la canne, du process sucrier de la betterave, de la canne, de la raffinerie, des sucres liquides et spéciaux, mais aussi dans les domaines thermiques et analytiques qui couvrent l’ensemble de ces spécialités. L’histoire et l’économie sucrière y sont aussi documentés. On y retrouve bien sûr également les fondamentaux des sciences de l’ingénieur », explique Jean-Marc Huet.

Aujourd’hui ce sont 3 100 ouvrages (livres, classeurs, revues, documentations, CD et DVD) qui sont répertoriés dans la bibliothèque physique située à Bezannes. Le plus ancien document date de 1828 et le plus récent de 2018. Quant à la bibliothèque numérique, elle permet la recherche par mot-clé et la consultation en ligne de pas moins de 22 000 documents, tous rigoureusement classés.

Stéphane Petit peut désormais s’appuyer sur cette base de références scientifiques pour former les équipes techniques des sucreries et distilleries, à l’occasion des réunions de fabrication bisannuelles notamment, mais aussi pour répondre à des problématiques ponctuelles dans l’objectif d’améliorer les process en sucrerie et distillerie. Il travaille par exemple actuellement à caractériser les teneurs en acides organiques des substrats qui inhibent la fermentation en distillerie : « Les observations relevées sur le terrain montrent l’impact d’une infection au niveau de la diffusion mais à la lumière des études scientifiques archivées dans notre bibliothèque, nous avons vu qu’il fallait regarder également nos paramètres de conduite au niveau des températures et pH en amont de l’épuration afin de minimiser la dégradation du saccharose. Nos références bibliographiques nous permettent d’appréhender cette problématique dans sa globalité et nous mettent en capacité d’y apporter une réponse qui sera d’autant plus pertinente. »